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jeudi 12 avril 2012

Un bonheur inespéré...

Voici un mot de ma fille Fanny...


Dans nos esprits se dessine l’esquisse d’une rose épanouie dont les pétales incarnates livrent à nos regards éblouis la douce délicatesse d’un sourire dont la beauté colore de réalité nos rêves inespérés. La timidité de ce nouvel aurore se pare des plus belles nuances lorsque d’un simple mouvement, les lèvres effleurent d’un baiser la peau satinée de ce nouvel être pour lequel un amour inconditionnel vient de naître. Comment puis-je immortaliser la vive émotion qui m’étreignit lorsque mes prunelles émerveillées rejoignirent ce poupon aux rondes joues framboises? Une vive émotion, exaltée par les notes d’un incommensurable bonheur chantées par un cœur bouleversé. Je ne puis si ce n’est en déclamant cette foudroyante vérité. Ma petite sœur. Heaven.
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La lune pourtant n’avait prédit cette venue ô combien espérée. La nuit nous avait embrassée, maman et moi, illuminées de nos rires et de nos murmures lors de ce combat épique contre une tringle en fuite. Puis il y eut nos regards complices, à la faveur de l’obscurité, face au souffle puissant d’un père inconscient. Comment imaginer et rêver que quelques heures seulement nous séparaient toutes deux de ce que nous attendions avec le plus d’impatience?
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Ce furent les cris joyeux d’une fratrie excitée qui m’arrachèrent aux bras de Morphée. « Heaven, Heaven est née!!!! », me hurlèrent-ils. Mes pensées incohérentes me conduisirent au scepticisme et je ne pus ainsi que marmonner au téléphone tendu « C’est une blague? » Comment y croire? Pouvais-je me laisser aller à croire? A espérer? Pouvais-je me noyer dans ce torrent de sentiments soudain sans craindre un retour brutal aux glaciales journées d’avril? Mais la plaisanterie n’avait aucune réalité si ce n’est au cœur d’une méfiance ensommeillée. Je me suis noyée. Mais les larmes n’envahissaient non pas mes prunelles, mais celles d’une adorable fillette au souhait exaucé. Elle n’était plus seule. Elle n’était plus cette unique enfant encerclée par des frères aux passions si éloignées des siennes. Je fus touchée. Je la serrais. Une perle de douceur envahissait nos cœurs ébranlés.
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Mais les larmes finirent par rougir mes traits à la vue de ce magique tableau d’une mère portant aux creux de ses bras une moitié d’elle même. Si beau …. Nos prunelles furent submergées, nos mains se joignirent, se serrèrent. Elle était si heureuse. J’étais si heureuse. Un émouvant ballet de sentiments partagés. Une seule pensée vibrait en mon être. Je t’aime Maman.
Dieu que je t’aime. Que je vous aime toutes deux.
Fanny
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